• Marianne Abramovici

La liberté de bien-vivre chez soi n'a pas d'âge !

Mis à jour : mai 9

Aujourd'hui se tenait un webinaire consacré à l'aménagement de l'habitat pour le vieillissement. Je m'y suis inscrite en vue de glaner des informations utiles pour mieux appréhender la conception d'un écoquartier adapté au vieillissement.


Ce séminaire - coconstruit par Pierre Olivier Lefèbre (responsable du réseau des villes amies des aînées) et Pascal Dreyer (responsable des recherches sur l'habitat adapté) portait un regard transdisciplinaire croisant approche sociologique, architecturale, ergothérapeute et réglementaire (autour de la présentation d'un label visant à assurer une approche globale pour les professionnels en charge de ces problématiques).


Comme le souligne (peut-être) le schéma que j'en ai fait, il était davantage centré sur la relation habitat- habitant que sur la ville, en général. J'ai cependant, grâce à ce séminaire, pris conscience d'un regard plus particulier sur :



- l'accès entre le lieu d'habitation et les centres de vie, que ce soit le petit commerce mais aussi la pharmacie qui peut - avec une cabine de télémédecine - devenir l'annexe des services hospitaliers. Peu de place sur les lieux d'animations sociales : maisons de quartiers, maisons des services publics, bibliothèques... qui peuvent pourtant répondre à une partie des questions posées sur l'accompagnement des personnes dans la mise en réseau de l'ensemble des parties prenantes susceptibles de devoir intervenir dans un projet d'aménagement, que ce soit pour la partie autorisation, financement ou réalisation.


L'ergothérapeute, Odile Marconnet, a présenté la logique de sa démarche (avec un schéma que j'ai trouvé très daté, désolée mais on pourrait sans doute faire mieux en mobilisant une approche management des services) qui - au sein du domicile - intervient essentiellement sur la cuisine et la salle de bains (et j'ai retrouvé des éléments pensés par le premier projet de la D-school) mais aussi l'accès aux centres de vie (aménagement du quartier).



La sociologue, Marion Labarchède a présenté un projet (réalisé en partenariat avec AG2R et Leroy Merlin source) autour du logement du bien-vieillir.

Cette expérimentation mise en place à Dax vise à permettre à des curistes en location provisoire d'un appartement aménagé pour le bien vieillir, de les sensibiliser, par l'expérience, aux bénéfices d'un aménagement. Ce projet m'a vraiment fait penser à une idée ayant émergé du projet LISOHASIF et j'ai été très heureuse que cette idée à laquelle j'avais contribué ait trouvé une concrétisation !

Le bilan montre que ce type d'initiative ne peut être qu'une étape, un élément d'une solution qui doit être plus globale, notamment en intégrant également une aide à la réalisation ce qui passe par un accompagnement dans les démarches administratives mais aussi à la réassurance vis-à-vis des intervenants professionnels, un des objectifs du label Haute sécurité Santé qui fut présenté.


Ce label, visant à créer un climat de confiance entre bénéficiaires et prestataires de service a été présenté par Ariane Binet-Prevost,, comme un label social, sociétal et collaboratif.


L'expérience de Dax, comme l'ont rappelé en conclusion Pascal Dreyer et Pierre Olivier Lefebre, souligne également que toute solution, pour être appropriée, doit être pensé avec et pour les bénéficiaires directs et indirects (les aidants familiaux et les professionnels de l'aide à domicile). Pour un territoire, il ne s'agit pas de "penser pour" mais de penser avec, d'aider les personnes à construire leur propre trajectoire mais de façon éclairée et accompagnée pour, in fine, préserver l'art de vivre des aînés.


Un webinaire très complet et parfait pour découvrir ou approfondir ces questions, qui s'inscrit dans un cycle plus long !


Post Scriptum :

Cette vision est de plus en plus partagée par les architectes comme le souligne l'article ci-dessous



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