• Marianne Abramovici

Depuis quand peut-on écrire une "histoire des robots" ?

Avant d'essayer de répondre à cette drôle de question, une petite anecdote.

Passionnée de livres scolaires anciens, je choisi par hasard deux ouvrages de la collection "La récréation", éditions de l'accueil qui aborde différents thèmes par l'approche historique. Ce sont les volumes n°3 "Histoire des animaux domestiques" et n°8, "Histoire des couleurs". Je n'attendais pas vraiment grand chose de cet achat et je suis impressionnée. Ces petits livres sont des petits bijoux d'intelligence avec une recherche iconographique très aboutie. Du coup, je me penche sur la collection et vois : "n°11 : Histoire des robots"





Et maintenant, un élément qui rend cette histoire savoureuse : la collection date de 1956 !


Du coup, en attendant le livret n°11 (car j'ai réussi à le trouver), mon imagination s'envole. Qu'auront-ils présenté ? Quelles histoires, quelles iconographies vont-ils utiliser ?


J'ai un livre extraordinaire qui peut me donner un indice : Il s'agit de "les robots humains dans le mythe et dans la science" de John Cohen daté de 1966 et traduit en français en 1968, dans la collection "études de psychologie et de philosophie", librairie philosophique J. Vrin. Les exemples et les illustrations qui suivent proviennent de cet ouvrage.



Donc, j'imagine que Histoire des robots présentera l'origine de la notion même de robot, ces créations humaines capables de suppléer la force de travail et de reproduire des comportements humains à travers la mythologie grecque.

Les trépieds de Hephaïstos, le dieu grec de la métallurgie, qui pouvaient se mouvoir eux mêmes, "entrer tout seul dans la salle de banquet et en ressortir comme par enchantement" (Illiade, Homère) seront probablement de la partie. Peut-être les créations du génial Dédale, que ce soit sa chaise pliante ou ses statues parlantes seront-elles également décrites.

Sans doute que le robot créé, pendant trente ans par Albert le Grand capable de se mouvoir et de servir les invités à un banque et détruit par Saint Thomas D'Aquin qui y vu une oeuvre du Diable, sera-t-il mentionné. Ce qui conduira sans doute à présenter les premiers automates.


Le génie mécanique de l'homme s'illustrera durant des siècles dans cet art de l'horlogerie et l'on devrait voir une représentation du canard mécanique de Vaubusson (1740), des automates de Jaquet-Droz, des automates de vitrine qui enchantèrent les enfants lors des vitrines de Noël depuis le XIXème siècle et l'invention des grands magasins.


L'ouvrage, à vocation pédagogique, abordera sans doute aussi les premières machines à calculer et les tout premiers ordinateurs (super calculateurs) contemporains de la parution de l'ouvrage.


Ce ne sont que des suppositions et je ne manquerai pas d'écrire une suite à ce billet, dès que j'aurais reçu le n° 11 de cette collection !

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