• Marianne Abramovici

Décrire Scarlett - épisode 4

J'ai achevé le premier manuel scolaire de mes lectures d'été. Avant de vous parler plus longuement des auteurs recommandés pour les écoliers de 9-10 ans, voyons ce que j'ai appris sur l'écriture expressive puisque, en faisant découvrir ces auteurs capables de nous inspirer des scènes marquantes, il s'agit bien d'apprendre à décrire.




Dans la seconde partie de l'ouvrage, plusieurs scènes pluriels, collectives sont présentées. Il s'agit d'aider les enfants à comprendre l'usage des coordinations mais également la fonction des "propositions subordonnées, placées à l'intérieur de la proposition principale, complètent le sujet en précisant une attitude, une occupation, un trait physique ou moral. (p 118)"


Les différentes formes grammaticales permettant d'exprimer la même manifestation (bruit, jeux de lumières...) sont également énumérées


"1 - On entend le vent siffler

2 - On entend le vent qui siffle

3 ) On entend le sifflement du vent

4) Dehors, le vent siffle...."


L'expression "tableau d'ensemble" est reprise pour désigner, au fil des leçons, l'énumération des divers bruits qui s'ajoute, l'attitude ou le comportement de différents protagonistes coopération pour réaliser une tâche commune (cuisine, vendange) ou rassembler ensemble.


La suite rapide de verbes expressifs est également mise en lumière. On montre, selon les extraits, que cette forme exprime l'enchaînement rapide, par exemple des mouvements d'un animal ou les actions coordonnées de professionnels oeuvrant de concert à une production commune.


Pour ce second exercice d'écriture, je vais chercher à décrire la petite chatte qui vient d'arriver chez ma cousine, encore à la découverte de sa nouvelle demeure. Je vais essayer de vous faire un "tableau" fidèle de son allure, de ses mouvements tout en étant attentive à vous décrire cette journée venteuse de Bretagne.




" Dehors, le vent souffle. Derrière les épaisses vitres de la verrière, on n'entend seulement le grondement sourd du vent. Parfois, une bourrasque se fait plus fort et on voit les branches plier sous les rafales. Pas de chant d'oiseaux. Dans la maison silencieuse, de petits tapements signalent la course folle du chaton.

Scarlett est toujours à la découverte de sa nouvelle demeure, caracolant d'un bout à l'autre de la pièce. Tout un coup, elle s'arrête à l'affut d'un bruit, se replie soudainement derrière le pied d'une chaise, observant un ennemi invisible puis se lance, attérie regroupée, formant avec son dos un pont, sa petite queue bien levée. Puis, repart aussi soudainement dans une course effrénée. Parfois, sa proie est une brindille, qu'elle agrippe de ses deux petites pattes de devant, qu'elle mâchouille avant de se reculer d'un bond et de l'observer de nouveau, en position de chasseur prudent.



Tantôt, elle viendra se lover tout contre moi. Elle continuera un moment à jouer avec mes mains, parfois pattes de velours, parfois griffes sorties. Je ressens les petites pointes qui m'agrippent sans méchanceté. Pendant tout ce moment tendre, cette petite boule de poil ronronne étonnament fort. A un moment, ma main ne sentira que le va-et-vient de son abdomen, me signalant sa présence chaude et endormie contre mon corps. Elle ne miaule pas encore mais couine, avec insistance, pour nous signaler un inconfort ou son ressentiment contre nos absences.



Je trouve sa tête allongée. Ses deux oreilles triangulaires sont grandes pour son visage, lui donnant un petit air de fennec. Elle a le museau partiellement marron. Sinon, son pelage est une succession de rayures rousses et marrons sur un pelage blanc. Elle a deux bandes noires partant du bord de ses yeux et allant jusqu'en dessous de ces oreilles, lui faisant deux marques de branches de lunettes. Ses grands yeux sont d'un

vert encore indécis mais déjà très perçants."


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